Comment lutter contre la pollution numérique

Lutter contre la pollution numérique, les bonnes pratiques à adopter en entreprise

 

73% des Français indiquent ne pas connaître l’écologie digitale. C’est pourtant un enjeu majeur du monde de demain puisque 16% de la consommation électrique mondiale est aujourd’hui engendrée par le digital ! On estime qu’elle aura augmentée de 50% en 2020. Par ailleurs, il est même prévu que cette année, internet vienne à polluer plus que l’aviation civile ! C’est à cause de tout cela que la notion de pollution numérique ou pollution digitale est apparue !

Si Internet était un pays, il serait le 3ème pays le plus polluant du monde, après la Chine et les USA.

Quand on interagit sur un réseau social ou qu’on achète de l’espace de stockage en cloud, on ne nous dit pas ce que ça coûte réellement à la planète.
Les data centers fonctionnent 24h sur 24 et 7j sur 7, sans aucune interruption et sont donc extrêmement énergivores. Ils consomment beaucoup d’électricité à cause de la concentration des équipements, le système de distribution d’énergie, les réserves d’énergies, une connexion internet puissante, des générateurs, la ventilation et le refroidissement. A savoir que 40% de la consommation électrique des datas centers est utilisée uniquement pour le refroidissement de ceux-ci.

Mais comment réduire l’empreinte écologique du digital à notre échelle ?

La consommation d’énergie est principalement liée au fonctionnement 24 heures sur 24 et 365 jours par an du réseau et des centres de données. Pour limiter notre empreinte numérique et améliorer notre environnement de travail, voici ce que nous pouvons mettre en place au quotidien.

ALLONGER : nous pouvons allonger la durée de vie des équipements. En prenant soin de nos ordinateurs et téléphones, afin de les utiliser le plus longtemps possible. En luttant ainsi contre le phénomène d’obsolescence programmée on réduit les impacts associés à la fabrication de nouveaux équipements.

– ÉTEINDRE : en éteignant sa box et le boîtier TV le soir, on lutte contre la pollution digitale. Allumée 24 heures sur 24, une box internet consomme entre 150 et 300 kWh par an, soit la consommation électrique annuelle de 5 à 10 ordinateurs portables utilisés 8h par jour ! En éteignant sa box le soir, on peut facilement économiser 65 à 130 kWh, soit 8 à 16 euros par an. En éteignant également votre ordinateur plutôt que de le laisser en veille.

– LIMITER : en limitant l’usage du cloud au strict nécessaire. Au delà du fait que votre cloud peut-être piraté, il est extrêmement gourmand en terme d’énergie ! Le stockage en ligne de mails, photos, vidéos et autres documents impose des allers-retours incessants entre le terminal de l’utilisateur et les serveurs. Or, transporter une donnée consomme 2 fois plus d’énergie que de la stocker pendant 1 an. Il faut donc favoriser au maximum le stockage et l’usage local de ses données.

– VIDER : en vidant sa boîte mail et sa corbeille. Des logiciels tels que Cleanfox ou MailStorm vous permettent de vous débarrasser des spams et newsletters qui ne vous intéresseraient pas. Et cela de façon simple et définitive ! Ainsi vous pouvez limiter le nombre d’envoi de mails ainsi que leur stockage sur des serveurs.

SUPPRIMER : en supprimant vos anciennes adresses e-mail qui continuent de recevoir des newsletters et autres spams sans aucune utilité. Vous pouvez également supprimer les comptes sur les réseaux sociaux que vous n’utilisez plus.

LIMITER : en limitant l’envoi de mails et les recherches internet. Effectuer une recherche en ligne équivaut à  7g de CO2 émis.  En moyenne pendant une heure sur internet, 140 millions de requêtes Google sont effectuées dans le monde. On vous laisse donc imaginer tout le  CO2 émis ! Ces 140M de requêtes équivalent 1000 allers-retours Paris – NY en consommation d’énergie. Un mail avec une pièce jointe peut, lui, émettre 19g de CO2.

CHANGER : en changeant de moteur de recherche ! Et si vous changiez pour un prendre un plus écologique, qui vous aide à compenser vos émissions de CO2 ? Il en existe plusieurs avec des buts différents. Il existe par exemple Ecosia , qui plante un arbre à chaque requête effectuée, ou encore Lilo, le moteur de recherche aux projets sociaux et environnementaux.


 

 

–  ARRÊTER : en arrêtant de regarder la télévision en streaming via internet. La vidéo en ligne représente plus de 60 % du trafic internet. En effet, regarder un film en streaming via sa box émet autant de gaz à effet de serre que de fabriquer, transporter et lire un DVD.

– ALIMENTER : en alimentant son lieu de vie avec de l’énergie verte et renouvelable (éolienne, hydraulique, solaire, biomasse). Ces offres sont proposées par des fournisseurs d’énergie comme Enercoop  ou Planete oui, fournisseur alternatif d’électricité verte !

Pour toutes ces raisons il nous est possible d’affirmer qu’à notre échelle, nous pouvons améliorer notre empreinte carbone. L’écologie digitale est à la portée de tous !

 

Sources :

https://www.lemondedelenergie.com/ecologie-digitale/2018/09/10/

https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/etude-marketing/aie-73-des-francais-nont-jamais-entendu-parler-decologie-digitale/

https://www.edf.fr/entreprises/le-mag/le-mag-entreprises/conseils-energie-competitivite/l-ecologie-digitale-encore-trop-meconnue-en-France

 

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